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“Paroles Kogis” et “Le chemin des 9 mondes”
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<< Programme
Résumé |
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Documentaires de Eric Julien
Durée : deux fois 52 minutes
En 1985, le géographe et alpiniste Eric Julien entreprend une expédition
dans les montagnes de Colombie. Victime d'un ?dème pulmonaire, le jeune
homme est sauvé par les Indiens Kogis qui le soignent avec des plantes et
des connaissances d'un autre temps. Il découvre que ce peuple de sages
et de philosophes, derniers héritiers de l'une des plus brillantes civilisations
du Continent sud-américain, vit retranché dans les hautes vallées de la
Sierra, dépossédé de ses terres ancestrales, -70 % en l’espace de trente
ans-, confronté au problème de la conservation de ses terres agricoles. Coupés
de leurs racines, les Kogis perdent leur culture, leur mémoire et leurs
savoirs irremplaçables.
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En 1997, Eric Julien créée alors l'association Tchendukua ("Ici et Ailleurs") qui,
depuis la France, tente de restituer aux Indiens Kogis leurs terres. Il écrit un
livre et réalise des documentaires sur ce peuple fascinant qui n’a pas connu
de rupture historique depuis 4 000 ans, un cas unique en Amérique latine.
“Ce qui est fascinant, c’est le potentiel dont est pourvue une société précolombienne
qui a toujours gardé sa langue, son système politique, juridique, éducatif afin de pouvoir réinvestir et réveiller les cités de ses ancêtres.” Pour Éric Julien, une telle société peut choisir son futur. Lorsqu’elle refuse, par
exemple, de cultiver le café, elle paraît “primitive” en rejetant une forme de
logique économique. “Mais pourquoi le ferait-elle au risque de détruire
l’équilibre social du groupe ? Ce peuple aurait-il préservé ce que nous, en
- revanche, nous aurions perdu ? Des liens étroits, multiples, sont tissés avec
leur milieu naturel, interrogeant notre propre futur. Ils veulent l’équilibre et la
préservation du monde et non sa domination. Ils sont pacifiques et veulent
vivre en paix ensemble. De fait, les Kogis sont loin de la modernité, tout au
plus achètent-ils des bottes en caoutchouc pour se protéger des serpents,
ou des machettes nécessaires à leurs travaux.”
“On ne peut pas qualifier d’archaïque une société qui veut garder sa
mémoire, hautement démocratique, où la pauvreté n’existe pas, dont les
membres tentent de vivre mieux ensemble, en paix, à leur juste place, où
la femme est respectée, et où la finalité de vie est d’être heureux”.
Nous pouvons aider les Indiens Kogis à survivre et ils peuvent nous aider à
entrer dans le XXIe siècle. Saurons-nous écouter leur voix ?
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Le choix du festival |
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A la découverte de la vie fascinante et mystérieuse des Indiens Kogis où
nature et vie spirituelle, visible et invisible, forment un Tout. Moments forts,
retour aux sources. Envoûtant...
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Images du film |
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